Du rasage au masculin…

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Ce n’est pas que j’ai un soucis avec Thierry, ou d’autres sportifs astronomiquement payé, j’ai juste un soucis avec mon portefeuille et mon comportement d’humain occidental…

Et le rasoir, mine de rien, est à poste à économies potentielles non négligeables. Je m’explique, un rasoir coûte peu cher à l’achat, mais dès qu’il s’agit de changer de lames, gare… Un peu comme les cartouches d’imprimantes (voir ici, mais à prendre avec des pincettes)

Du coup j’ai fait marcher mon ciboulot et j’ai pensé au jetable de premier prix. Je me suis forcer à en prendre malgré quelques problèmes évident (cf. ce petit guide vraiment excellent que je résume ici d’ailleurs). Effectivement, ça rase à peu près, par contre c’est pas très hygiénique après le premier rasage, et la durée de vie est très limitée.

Du coup il y a le coupe-chou (à droite sur l’image), trop dangereux, et trop de contraintes pour moi, naturellement j’en suis venu au rasoir de sureté (à gauche sur l’image). Après un rasoir de base trouvé sur e-bay pour une somme modique, je me suis acheté un Merkur (ici) pour une trentaine d’euros… Ce n’est pas donné, certes, mais les lames coûtent seulement quelques centimes (<50 cts pour une lame Merkur pour ,dans mon cas, un mois de rasage), et un rasoir suffit pour se raser toute une vie (et même plus). A noter qu’il faut un temps d’adaptation à la peau, qui peut aller jusqu’à deux mois, dans mon cas il a été de trois semaines.

Au delà de la volonté d’économie tant monétaire que morale se trouve un souhait. Celui de (re)trouver un acte apaisant, que l’on accompli comme un rituel, pour, d’une certaine manière se retrouver avec soi, pour un court instant, riche d’introspection. C’est un peu comme fumer une pipe (sur lequel le prochain article de ce genre sera consacré).

Toutefois, comme chaque rituel il obéit à certaines règles, tant pour ma sécurité que mon bien être, ou simplement parce que j’apprécie de le faire.

  1. Être seul et ne pas être dérangé, verrouiller la porte éventuellement.
  2. Se préparer, torse nu, de préférence, et se motiver pour passer un bon moment.
  3. Préparer son matériel, parce qu’il faut que tout soit parfait. Sortir une serviette propre, un gant, le bol de savon à raser, le « bloc Osma », et enfin, le rasoir.
  4. Préparer sa peau. Parce que, mine de rien, on va la maltraiter un petit peu. Se laver le visage avec un savon, rincer, prendre son blaireau, faire mousser le savon à raser, et l’appliquer généreusement sur la peau pour faire une belle couche de mousse.
  5. Après cela, survient l’étape du rasage :
    1. On met de l’eau, bien chaude, au fond de l’évier si ce n’était pas déjà fait.
    2. Par petit mouvement, surtout sans appuyer (c’est pas un coupe-chou, mais un vrai rasoir, ça coupe beaucoup) on rase. Dans mon cas, avec une lame Merkur voir même les bleues de gillette, qui ne tiennent que quelques rasages par contre. Le premier passage se fait dans le sens du poil.
    3. Avec la mousse restée sur le blaireau, on effectue une seconde application, et un second passage dans le sens contraire au poil là où c’est nécessaire.
    4. Utiliser le gant bien chaud (soit avec de l’eau chaude, soit humide et quelques secondes au micro-ondes) pour se rincer le visage.
  6. Enfin, se remettre en condition, c’est à dire s’humidifier la peau, passer éventuellement le bâtonnet hémostatique (contre les micro-coupures ,ce qui vous arrivera sans aucun doute au début), puis le bloc osma comme après rasage et aseptisant.

Ce moment de bonheur et de détente aura duré de 5 à 20 minutes (c’est selon votre envie, et votre degré de maîtrise), et vous a permis d’être prêt pour attaquer cette journée.

Voilà pour les grandes lignes. Après cela, croyez-moi, vous vous sentez frais, dispo, propre, et surtout, apaisé.

Ici quelques liens vers des pages qui traitent du sujet :

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