Le bouquin : Darknet de Jean-Philippe Rennard

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Bon, Jean-Philippe c’est mon ancien patron, désormais collègue et surtout celui qui m’a recruté à Grenoble École de Management… Mais c’est surtout quelqu’un que j’estime beaucoup. Donc, je suis pas du tout objectif, mais comme l’objectivité n’existe pas vraiment, et que j’ai la chance d’avoir l’édition 2 dédicacée (boom dans ta face), il est temps d’en dire deux mots. Pour faire simple et même si certaines parties sont un peu velues si vous n’avez plus fait de trucs impliquant de la logique ou de l’arithmétique depuis quelques années, il est nécessaire de lire cet ouvrage si vous vous posez la moindre question sur ce qui est derrière le mot « Darknet ».

En vrai je suis vraiment mal placé pour faire la promotion de ce bouquin, j’ai même écrit avec Jean-Philppe l’article « Darknet, darkweb, deepweb : ce qui se cache vraiment dans la face obscure d’Internet« . Mais, je pense devoir l’écrire, ne serait-ce que pour « augmenter » la visibilité de cet ouvrage. Il faut le lire, et le dire, cet ouvrage devrait s’inscrire dans la suite de l’ouvrage de Bortzmeyer que j’ai commenté avant. En effet, il s’agit dans cette « suite » d’aller au delà des croyances prémâchées sur les darknets pour comprendre l’écosystème riche derrière un bastion que tout citoyen devrait s’évertuer à protéger, sa vie privée.

Le livre aborde ce qu’est le web, Internet, etc, mais vous sautez cette partie si vous avez lu le bouquin de Bortzmeyer, et rentre ensuite plus dans des détails, parfois un peu velus sur la cryptographie. Je ne résumerai pas le livre qui fait déjà une synthèse impressionnante de beaucoup de notions fondamentales, comme le logiciel libre, la technologie blockchain ou encore le fonctionnement des principaux darknets. Mais à toi cher lecteur de cet article je te donne quand même 3 trucs importants à savoir :

  1. les darknets sont des sous-réseaux d’Internet utilisant des moyens d’anonymisation et de chiffrements spécifiques pour garantir en partie anonymats et la sécurité des informations échangées, c’est loin d’être un outil pour les criminels, mais c’est aussi ça, tout comme l’argent, ou une voiture.
  2. Utiliser des logiciels libres, c’est à dire qui respectent 4 libertés fondamentales, à savoir celle d’utiliser le logiciel, de voir comment il fonctionne, de le modifier si vous avez besoin et de le partager si vous souhaitez, c’est garant d’un monde meilleur pour les citoyens et pour votre vie privée.
  3. La surveillance de masse est une réalité, notamment en France, et n’a jamais prouvé une quelconque efficacité, et encore moins un gain d’efficience à répondre à des problématiques de sécurité nationale.

Bref, c’est un ouvrage à lire, absolument, et je conclue en vous proposant ce court extrait :

Le Darknet est utilisé quotidiennement par les dissidents, qu’ils soient politiques ou tout simplement en marge du consensus social. Il l’est aussi par ceux qui luttent contre la censure et s’efforcent de préserver la liberté d’information.

Jean-Philippe Rennard, Darknet, 2nd edition, p. 186, plus de détails à l’adresse https://www.rennard.org/Darknet/darknet.html

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