J’ai (presque) fini ma thèse… Et je soutiendrai bientôt…

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Je suis en train de travailler sur la soutenance, et croyez-le où non c’est un boulot particulièrement éprouvant. Certes, ce n’est pas au niveau de la rédaction du manuscrit, mais pas loin. Alors même que je suis pas un « jeune » chercheur au sens de l’âge, l’ascenseur des émotions et des difficultés rencontrés est passé par tous les étages habituels d’après ma directrice de thèse…

Quoiqu’il en soit, commençons par le commencement… Si jamais vous souhaitez assister à la soutenance de ma thèse (et au pot de thèse ensuite) contactez-moi pour que je vous donne le lien d’inscription. La soutenance aura lieu le 21/12/2023 à l’IAE de Grenoble, salle Didier Retour. Plus d’information sur le site du CERAG. Quelle aventure quand même… Voilà plus de 14 ans (si l’on remonte les archives vous le trouverez ici) j’écrivais que je voulais faire un petit forum pour discuter recherche en SI, en gestion et voir d’autres, c’était « avant » les média sociaux actuels. Puis, un peu plus tard j’essayais de partager une définition de « systèmes d’information » ici, et pile 14 ans avant ma soutenance j’écrivais ceci : « Je balance le sujet de ma thèse, comme ça, sans falbalas ni fanfreluches, circonvolutions ni ornements… »

Ce qui est plus « drôle » c’est que j’écrivais ensuite :

La technologie est à la base de la co-création, même si nombreux sont ceux qui le reconnaissent, très peu cherchent à savoir qu’elles technologies sont utiles, ou pas, nécessaires, ou simplement efficaces pour favoriser cet acte.

Et c’est là que ça coince…

Comment parler de co-création sans s’intéresser à ce qui la permet ?

Ok, l’aspect co-créateur est important, qui le fait, pour quelles raisons, même si le sujet a déjà été traité (implication des utilisateurs / consommateurs / clients) il reste encore du travail du fait que l’on vit un véritable changement paradigmatique, ceci étant, aucun travail ne porte sur le comment.

https://pdalzotto.eu/2009/12/encore-un-pas-vers-la-co-creation/

Il serait erroné de dire que rien n’a changé en 14 ans et il serait tout aussi erroné de dire que cette question a été résolu. C’est d’ailleurs une des modestes contributions de ma thèse. Attention, il ne s’agit pas d’une thèse en informatique, je ne parle pas du « code » sous-jacent à la co-création de valeur, mais bien de quel type pour permettre quelle forme de co-création dans l’introduction. puis après je tente de répondre à la grande question : comment une organisation peut gérer la co-création de valeurs dans un environnement numérisé ? Pour y répondre, je développe le questionnement suivant :

  • Quels systèmes d’information peuvent permettre quel type de co-création de valeurs ?
  • Comment concrètement est-il possible de co-créer des valeurs avec ses parties prenantes ?
  • Comment fédérer et maintenir une communauté en ligne contribuant à la co-création de valeurs ?
    • Comment un entrepreneur fédère et développe une communauté pour la co-création de valeurs avec ses clients dans le cadre d’un projet de crowdsourcing ?
    • Comment les dynamiques de don, contre don, maintiennent et contribuent à la co-création de valeurs dans les communautés en ligne ?

J’ai mis au total 5 ans (depuis 2018, mais le questionnement remonte à 2009 comme vous le voyez) à répondre scientifiquement à ces questions… Ce fut un long parcours et je ne rentre pas dans le détail ici, je le ferai une fois que le manuscrit final sera publié (normalement avant mars 2024, j’ai 3 mois après la soutenance pour apporter les dernières modifications demandées par le jury).

En tout cas en voici le résumé « officiel » :

Ce travail de thèse se compose de plusieurs articles dont le point commun, au-delà de l’ancrage disciplinaire dans le champ des systèmes d’information, repose sur la compréhension des dynamiques collaboratives entres des personnes, des organisations et des artefacts numériques, notamment dans le cas de communautés en lignes, communément appelées co-création de valeurs. Après une présentation de l’épistémologie guidant ce travail et du temps long qu’il a nécessité, nous dressons en introduction un état de l’art de la co-création de valeurs et de la numérisation des relations entre les organisations et les individus. Dans un premier chapitre, à partir d’une étude sur des sources secondaires, nous développons une matrice présentant quatre initiatives stratégiques dépendantes des technologies numériques, dont les communautés en ligne, en fonction du niveau d’engagement de l’organisation et de celui des utilisateurs. Dans un second chapitre, avec une approche par le design et cinq études de cas, nous développons et présentons un objet ludopédagogique, permettant aux praticiennes et praticiens de co-créer des idées à potentiel de création de valeur avec des parties prenantes. Dans un troisième chapitre, suivant une perspective institutionnelle et une méthodologie qualitative sur les échanges entre un entrepreneur et sa communauté, complétée par des entretiens qualitatifs, nous proposons une réflexion sur le travail que l’entrepreneur déploie pour créer une communauté créative en ligne dans le cadre d’un projet de crowdsourcing. Dans un quatrième chapitre, toujours sur la même granularité, nous développons la perspective de la théorie du don. Nous la mobilisons ensuite pour analyser les relations entre le management d’une communauté et le fonctionnement interne de la communauté dans le but d’éclairer l’innovation d’une organisation sponsorisant une communauté en ligne. Enfin, en conclusion générale nous synthétisons les principales contributions et limites théoriques et pratiques de cette thèse et proposons des perspectives de recherches.

Le début de la fin ? Ou la fin du début ?

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