Le bouquin du mois : « Tous pédagogues ! » par Didask

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Dois-je répéter que je suis « enseignant-chercheur » à Grenoble Ecole de Management ? J’ai déjà donné mon avis sur la « non-formation » des profs dans le supérieur. Les choses changent et c’est tant mieux. Mais, cet ouvrage est à la fois clair, synthétique et utile. À mettre donc dans absolument toutes les mains qui « enseignent » au sens large. Mise à part quelques « coquilles » et quelques commentaires ce livre est une mine d’or, je vous partage ici trois morceaux choisis.

Les QCM c’est bien !

Non vous ne rêvez pas, souvent décrié, mal aimé, les QCM sont pourtant potentiellement d’une grande aide sous réserve bien fait quelques éléments. En effet, ils offrent un format classiques que nous connaissons tous, et limitent donc la charge cognitives des apprenants. c’est donc un examen facile à appréhender par la forme. Attention toutefois, il faut veiller à faire des questions au niveau de difficultés adaptés et à faire des réponses « fausses » aussi plausibles que les réponses vraies. On peut aussi présenter des situations et poser ensuite la question il faut alors penser à mettre en situation les apprenants et à ne pas garder la situation anonyme. Enfin, on peut anticiper les erreurs et, de faire « préparer » un retour sur les erreurs possibles. Toutefois, la principale limite du QCM, pour moi, réside dans le fait de devoir mettre à jour en permanence des bases de questions, nos apprenants n’étant pas bêtes, les bases se constituent dans le temps. Si vous avez des solutions pour éviter les « copies » d’écran je suis preneur ^_^

Les slides « power point » c’est pas si mal

Surcharge informationnelle, voici un truc dont même la chaire Digital Organization & Society que j’ai la chance de coordonner a déjà traité dans un livre blanc, dans un contexte numérique. Un support de présentation bien conçu peut favoriser l’apprentissage. Sous réserve de veillez à :

  • limiter la quantité de textes, sinon cela vient surcharger, justement;
  • utiliser des images c’est bien, mais uniquement si elles sont en liens avec le discours;
  • en parlant d’image, il vaut mieux des représentation schématiques que réalistes.

L’anecdote humoristique, oui mais pas n’importe comment

Et oui, les émotions peuvent supporter un bon apprentissage. Toutefois, il faut que l’émotion, ou l’anecdote soit toujours litée à votre sujet. A défaut on retiendra que le cours était positif, drôle grâce à l’anecdote, mais pas le contenu. Ce qui, sommes toutes, est bien contre-productif.

Voilà, c’était quelques trucs que j’ai trouvé utile dans ce livre. Mais j’aurais pu en faire la copie intégrale tant ce que j’ai lu me permets de repenser mes scenarios pédagogiques et d’imaginer de nombreuses nouvelles possibilités que j’ai hâte d’expérimenter.

En bref, tout enseignant, et personne en situation d’aider d’autres à apprendre, se devrait de lire cette courte synthèse.

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